Quitter la finance de marché pour vendre de la viande à Dakar : une folie très rationnelle

Il y a un an, je quittais mon poste d’intégrateur Murex chez First Abu Dhabi Bank : full remote, très bon salaire, horaires aménagés. Pour vendre… de la viande.

Beaucoup m’ont pris (et me prennent encore) pour un fou. Certains parce que je lâchais le confort. D’autres parce qu’avant moi, beaucoup ont essayé ce pari et se sont brûlé les ailes.

Je veux d’abord leur rendre hommage. Ceux qui ont échoué avant nous ont défriché le terrain.

Je personnalise à ma sauce le « fail fast, fail big » : échouer en essayant de résoudre un problème d’ampleur que l’argent seul ne peut pas régler ne sera jamais un échec.

Ce que MATA attaque

  • un marché de plusieurs milliers de milliards de FCFA ;
  • des produits de consommation courante ;
  • un enjeu central : traçabilité, hygiène et qualité de la viande.

Notre rôle avec MATA, c’est de montrer qu’on peut garder des prix accessibles, améliorer l’hygiène et la traçabilité, et professionnaliser la chaîne du champ à l’assiette.

Et nous ne faisons que commencer.

D’après la FAO, un Sénégalais consommait en 2022 en moyenne moins de 21 kg de viande par an, soit quatre fois moins qu’un Européen. Le chiffre me semble sous-estimé… mais le potentiel est gigantesque.

Dans les prochains articles : la vision de MATA, les problèmes concrets que nous essayons de résoudre, la façon dont nous utilisons l’IA pour garantir des prix plus bas à qualité égale ou supérieure, les difficultés pour lancer une entreprise au Sénégal, les enjeux de financement, et quelques anecdotes qu’on ne verra qu’en Afrique.

Article d'Ousmane Seck, directeur général de MATA, publié le 25 novembre 2025 dans son « RV du mercredi » sur LinkedIn. Réagir à cet article sur LinkedIn
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